20 juillet 2015

L'état de projet: En coursOngoing
16/02/2016 - 16/02/2016
Improving drinking water and sanitation services in Kinshasa

(In French Only) Kinshasa est une ville qui connaît un taux de croissance démographique élevé (5 %) dont la population estimée à près de 10 millions d’habitants en 2014, est estimée entre 14 et 17 millions en 2030. Bien que la ville soit construite au bord du fleuve Congo, l’approvisionnement en eau potable (AEP) se fait à partir de plusieurs petites rivières et des eaux souterraines dans quelques quartiers périphériques. Le système de distribution est principalement assuré par la REGIDESO avec un taux global de desserte en eau potable de 64 %. Près de 10 % des habitants sont desservis grâce à des réseaux autonomes d’eau potable gérés par des associations d’usagers.

La production d’eau potable à Kinshasa est insuffisante par rapport à la demande, avec un déficit de production de 300 000 m3 par jour, sans compter la situation des populations qui sont en dehors de la zone couverte par la REGIDESO. Les besoins en eau à l’horizon 2027 ont été estimés à environ 1,2 million de m3/jour, soit un peu plus de deux fois le niveau actuel de production.

En ce qui concerne les eaux usées et la gestion des excreta, la ville de Kinshasa dispose d’un vestige de réseau d’égouts datant de l’époque pré-indépendance et qui est non opérationnel. Les fosses septiques et les latrines traditionnelles sont les systèmes actuellement en vigueur, et les pratiques de défécation à l’air libre sont encore usuelles dans les zones périphériques. La vidange des fosses septiques se fait par des opérateurs privés qui déversent les boues de vidange directement dans les cours d’eau. Il est estimé que près de 70 % des déchets solides se retrouvent dans des décharges non contrôlées, la plupart du temps au niveau des berges des cours d’eau.

L’approvisionnement eau potable et en assainissement (AEPA) de Kinshasa est donc un défi majeur et la plupart des modèles actuels de planification et de gestion de ses eaux ont montré leurs limites, tant du point de vue de la rentabilité financière, de la performance technique que de l’équité sociale et de la viabilité environnementale. Il est ainsi proposé d’adopter une nouvelle approche : la Gestion intégrée des eaux urbaines (GIEU) qui propose une vision holistique de la gestion de l’eau et de l’assainissement et qui considère que la gestion des déchets liquides et solides peut devenir une activité productive et génératrice de revenus.

Pour relever ce défi, le gouvernement de la RDC a sollicité la FAE pour un appui destiné à la préparation et l’élaboration d’un schéma directeur de GIEU pour la ville de Kinshasa, ainsi qu’une étude de faisabilité concernant la desserte en eau potable de la partie ouest de la ville, où résident près de 3,5 millions d’habitants, sans installations d’eau adéquates.

Le projet aura une durée de 30 mois. Le montant total du projet est de 2 460 000 euros, dont 76 % (1 875 000 euros) financés par la FAE, 15 % (362 000 euros) par le GWP et 9 % (223 000 euros) comme part contributive du gouvernement de la RDC. 

Catégories: République démocratique du Congo, Élaboration de projets, Gestion intégrée des ressources en eau, Assainissement et hygiène, Drinking water

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