Pour des milliers de familles de la région de Kayes et du cercle de Kati au Mali, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est bien plus qu’un service de base. Il est essentiel pour la santé, l’éducation, les opportunités économiques et la résilience face aux chocs climatiques.
Grâce au «Projet d’approvisionnement en eau potable et assainissement résilients au changement climatique et au COVID‑19 » financé par de la Facilité Africaine de l’Eau, les communautés de la région de Kayes et du cercle de Kati attendent un changement transformateur par un meilleur accès à des infrastructures d’eau et d’assainissement résilientes au climat.
L’initiative est financée par le Danemark et le gouvernement du Mali pour un montant total de 5,858 millions d’euros, combinant des investissements à court terme dans les services d’eau, d’hygiène et d’assainissement et le financement d’une planification à long terme pour une gestion durable des ressources en eau et la résilience climatique. Parmi les résultats du projet, on s’attend notamment à l’accroissement de l’accès à une meilleure hygiène comme des installations pour l’hygiene des mains et d’assainissement, et à mettre en placedes bases pour un développement des infrastructures d’eau assainissement et hygiene.
Du 20 au 24 avril 2026, la Facilité Africaine de l’Eau a visité le projet de Kayes et Kati à Bamako pour appuyer l’accélération de la mise en œuvre du projet et engager les communautés bénéficiaires, les autorités locales et les écoles.
Dans la commune de Dogodouman, les autorités locales et les communautés ont souligné l’impact sévère du manque d’eau et des services d’assainissement insuffisants dans la vie de tous les jours. Le maire de la commune de Dogodouman, Ibrahima Koné, a insisté sur l’urgence d’améliorer les infrastructures d’eau et d’assainissement pour répondre aux besoins croissants de la population.
Au marché de Talko II, où la construction d’un forage et d’un bloc de latrines est prévue, des vendeuses ont expliqué comment l’absence d’installations sanitaires affecte les activités commerciales et les activités de tous les jours. «Ce projet arrive au bon moment», a déclaré Mme Sidibé Animata Dramé, porte‑parole du comité de gestion du marché. Elle a précisé que l’absence de latrines au marché limite les revenus des vendeuses, car dès que le besoin se fait sentir, les commerçantes doivent abandonner leurs marchandises pour solliciter les toilettes chez des familles voisines, ce qui entraîne souvent des conflits.
Dans le cadre du «Projet d’approvisionnement en eau potable et assainissement résilients au changement climatique et au COVID‑19 », la construction de blocs de latrines et de forages dans la région de Kayes et le cercle de Kati améliorera la santé, réduira les maladies des mains salles et offrira du temps libre pour d’autres activités aux membres des communautés, notamment les femmes et les filles qui chaque jour, marchent de longues distances pour aller puiser de l’eau, souvent de mauvaise qualité. Cela demande beaucoup de temps et d’efforts, laissant moins de temps pour les activités génératrices de revenus et pour la scolarisation. Le comité de gestion du forage du village de Talko II a rassuré la mission quant à la bonne gestion des latrines.
La mission a également visité le Centre de Développement de la Petite Enfance (CDPE) et le jardin d’enfants « Les Lamballais », où les enseignants et les responsables scolaires ont souligné le besoin d’améliorer les installations sanitaires destinées aux enfants. L’absence de latrines adéquates et d’infrastructures d’hygiène continue d’affecter les conditions d’apprentissage, la santé et le bien‑être général, considérant que les effectifs scolaires augmentent chaque année. Les installations sanitaires prévues offriront aux enfants un environnement d’apprentissage plus sûr et plus sain tout en renforçant les pratiques d’hygiène dès le plus jeune âge.
À Dogodouman Basfond, des membres de la communauté ont mentionné que les familles dépendent de sources naturelles qui s’assèchent souvent en saison sèche, forçant les habitants à passer des heures à chercher de l’eau. Le forage prévu fournira un accès fiable à de l’eau potable pour l’ensemble de la communauté.
Transformer des vies par des investissements durables
Une fois achevé, le projet fournira des services d’eau potable à 40.000 personnes et des installations d’assainissement améliorées à 12.450 personnes. Plus de 333.000 personnes bénéficieront également de campagnes de sensibilisation à l’hygiène et à l’assainissement.
La mise en œuvre du projet avance vers sa fin prévue en décembre 2026. Ainsi, la Facilité Africaine de l’Eau,le gouvernement du Mali et les partenaires de développement prevoient de mobiliser des financements durables pour avoir des investissements transformateurs et inclusifs dans le secteur de l’eau à travers l’Afrique.